Leyistanay Clanoyda, dit Ley
Histoire où trouver ce personnage : Romans, la trilogie Vie antérieure.
Race : Elfe de Calyes
Age : Serait un jeune homme en âge humain.
Apparence : Naturellement beau comme ceux de sa race, un visage très simple avec une peau sans défauts, des yeux noirs et de longs cheveux très fins de même couleur. Il est plutôt de taille moyenne, avec une musculature légère.
Caractère : Doux! Trop! Sauf lorsque ça touche ses amis ou ce qu'il déteste, il sait alors être dur et froid, mais uniquement lorsque cela est vraiment nécessaire. Contrairement à bien des elfes il n'a rien contre les humains et accepte toutes races sans amertumes ou rancoeur. Il est très ouvert d'esprit mais facilement jaloux côté coeur.
Particularités : Elevé chez les elfes, il a terminé son adolescence chez les humains où il est rentré au service de l'armée dans la région de Narcy. Il est rarement loin de son ami humain : Garon Hélyros. C'est un très bon guerrier, sachant se servir d'épées, couteaux et arc, il est agile et rapide.
Histoire : Sa mère semble plus en savoir sur son destin que ce qu'il devrait être et ne lui cache qu'en partie. Il sait dès son plus jeune âge avoir été choisi pour ce destin bien particulier et le connait très tôt que trop bien. Il est le gardien d'une personne, mais chut, je ne dois pas en dire trop!
Bonus :
La balustrade de pierre
Comme il faisait bon être ainsi dehors, le vent dans ses cheveux et le soleil sur ses joues. Le ciel d’un bleu pur s’ouvrait démesurément à ses yeux en amandes, n’offrant pour se cacher des rayons ardents de l’astre solaire que quelques nuages, petits moutons plumeux. Les avant-bras posés sur la balustrade de pierre, il observait l’arrière de la citée, cette vue donnant sur la campagne, l’air un peu vague. Pourtant toutes personnes le connaissant pouvaient jurer que ses yeux noirs s’abreuvaient de chaque brin d’herbe, chaque feuille d’arbre et chaque arbre lui-même. La sève des arbres étaient son sang et il ne pouvait rester longtemps sans ce doux contacte. Après tout n’était-il pas elfe ? Un elfe bien loin de chez lui et à présent dans une citée et palais humains, mais un elfe tout de même. Digne représentant de sa race par son élégance et sa beauté naturelle, il faisait se retourner sur son passage plus d’une servante jeune ou moins jeune dont le regard se perdait dans la finesse de ses cheveux ou la blancheur d’ivoire de son teint. Les plus jeunes espéraient en douce un geste aguichant de sa part voir un simple regard trop brillant accompagné d’un sourire. Les moins jeunes plus expérimentées et adepte de la vie se contentaient de l’observer les joues légèrement rosies, cet homme déjà bien plus vieux qu’elles et pourtant si jeune ne pouvait être pour elles. Et lui, offrait souvent regards et sourire, sans savoir, sans penser qu’il pouvait ainsi provoquer des fantasmes voir des rêves troublants sur les plus jeunes. De toute façon pour lui il n’y avait aucun doute, son être était ici mais son cœur se trouvait ailleurs avec une autre et il se savait le rejoindre un jour, même si peut-être lointain.
A cet instant présent il y songeait, ni triste ni joyeux, juste le cœur légèrement lourd comme par une absence qu’il n’aurait quelques années auparavant cru si grande. Ainsi seul et légèrement penché en avant sur la balustrade, il se posait mille questions. Lui et son compagnon se trouvaient en ces lieux depuis trois ans maintenant. Quelques années lui ayant paru interminables, impossibles même, lui qui les voyait pourtant défiler si vite sans prendre une ride ou autre cheveux blanc. Ici son côté elfe justement, avait été peu accepté et même s’il avait su se faire apprécier par une minorité, les autres le haïssaient toujours. Pourquoi ? Juste parce qu’il était elfe. Elfe vivant avec des humains depuis très longtemps maintenant, mais elfe tout de même. Svelte, athlétique sans se donner aucun mal, gracieux et beau à en être presque surnaturel, courageux, rapide et audacieux à ses heures, il provoquait par mis les humains bien trop de jalousies. A le voir souple comme un chat, féroce comme un aigle et adulé par la gente féminine comme un prince, ses comparses de joutes se montraient sans pitié.
Garon sont brave ami humain avait aidé à changer les choses, des fois sans même s’en rendre compte, d’autres fois à la force de ses poings… Grand et costaux le jeune homme avait su être une barrière efficace pour l’elfe pourtant si brave. Ils formaient un duo de choc fort apprécié de leur maître et possesseur des lieux. Eux qui se connaissaient depuis la jeunesse de Garon et qui étaient venus d’eux même ici et ensemble, ne pouvaient être facilement séparés. Sauf lorsque Ley, comme à cet instant précis, éprouvait une envie de solitude et de nature, une envie d’air frais et de calme, son ami savait alors se faire discret. Néanmoins, le jeune elfe se trouvant là depuis presque deux heures maintenant, l’humain trouva qu’il était grand tant d’aller le divertir et le sortir de ses songes. Ils étaient partis de Narend depuis trois ans voir légèrement plus et Garon savait bien que son ami y pensait souvent, lui-même était loin d’avoir oublié leurs aventures d’enfants et de jeunesses dans ce petit village paisible, ainsi que sa sœur adoptive et son amie inséparable. Les deux toutes jeunes filles ne devaient plus y vivre non plus vu les résolutions déjà si graves de sa jeune sœur et le désir si ardent de l’autre gamine de filer de ses obligations de prêtresse. Comme toutes ces années lui manquaient a lui aussi ! Aller se baigner et s’y fatiguer dans de rudes batailles, l’eau jusqu’à la taille ou les épaules ; partir voler quelques fruits dans les vergers voisins, réconforter sa jeune sœur si souvent en pleures après un cauchemar trop dur et observer à la fois inquiet et empli de questions le jeune elfe et la future prêtresse s’observer tendrement, si différents, dans des sentiments improbables voir interdits. L’humain haussa les épaules comme il le faisait si bien, au lieu de commencer à rêvasser il devait plutôt sortir Ley de ses propres chimères avant qu’il soit trop dur de l’en tirer. Il n’aimait pas le voir triste, il voulait l’observer sans cesse souriant et plein de vie tel qu’il était au naturel, comme lui même. Non, Garon qui aurait pu se faire appeler le joyeux ou le jovial l’était peut-être un peu plus et c’était sûrement une des raisons qui faisait qu’il n'affectionnait pas la tristesse sur ceux qu’il aimait et en l’instant présent son meilleur ami. Ainsi de ces grandes enjambées fermes il alla vers son compagnon qu’il observait de loin depuis quelques minutes dans le silence.
Ley le vit arriver sans le montrer, il savait déjà de toute façon sa présence proche par son ouïe fine et son instinct à fleur de peau. Ainsi ne tourna-t-il pas la tête à son approche et même sans poser son regard sur le jeune homme, le vit comme s’il se présentait déjà devant lui. Sa peau devait luire de sueur après l’entraînement à l’épée qu’il venait de faire, cette peau bronzée par son travail au soleil de toutes heures du jour. Garon était bel homme et son apparition plaisait toujours aux gentes dames, mais ce dernier le voyait rarement, trop occupé à rire avec ses amis ou à observer son épée. Il ne faisait jamais attention aux femmes qui semblaient dans ce sens être la dernière de ses préoccupations, aux grandes moqueries des autres guerriers du palais qui aimaient parfaitement faire valoir leurs droits sur les servantes aux autres donzelles se laissant faire. Ley devinait les doux yeux clairs du géant sur lui. Encore jeune homme, Garon n’en était pas moins de très haute stature et déjà bien carré au niveau des épaules, bien plus que lui en tout les cas qui par la finesse de sa race paraissait bien moins fort et surtout bien moins impressionnant face à un ennemi éventuel. Le jeune homme se plaça près de l’elfe sans dire un mot, soupirant juste un peu en se pliant pour s’accouder à la balustrade de pierre. Ils restèrent ainsi quelques instants dans un silence apaisant et ponctué de chants d’oiseaux alors que le soleil commençait à baisser doucement sur ce paysage si vert. Ley se passa une main dans les cheveux avant de demander d’une voix douce :
_ Tu crois qu’elles vont bien ? La vie n’est facile pour personne… Et avec…
Garon lui coupa la parole pour lui poser une grosse main apaisante sur l’épaule. Avec son large sourire il se prit à lui répondre :
_ Ne t’inquiète pas pour elles, elles sont jeunes mais très courageuses ! Tu l’as déjà constaté par toi-même. Elles en ont à revendre toutes les deux !
Ley lui rendit son sourire même si quelque peu moins franc.
_ J’espère que nous les retrouveront un jour, peut-être même à Narend ou Ven, mais à mon avis bien plus loin… Qui sait, peut-être aurions nous la surprise de les trouver par pur hasard lors de l’un de nos périples !
_ Oui qui sait ! Garon rayonnant, s’était redressé de toute sa stature. Rassure toi elle me manque aussi ma petite sœur et toi je sais que Kemdyl te manque quelque peu.
Garon n’aurait pu le jurer mais il cru voir un instant les joues d’albâtre de l’elfe rougir.
_ Je ne pourrais dire le contraire. Je pense comme toi pour...
Une grande exclamation les arracha à leur conversation. Tout en bas, dans l’heure verte si peu piétinée, Yunamo, un autre guerrier des lieux, son armure encore sur le dos malgré la journée se finissant, les toisait l’air sévère.
_ Lorsque vous aurez fini de rêvasser vous deux vous irez rejoindre les autres ! Garon tu n’as pas fini ton entraînement et toi Ley je ne t’y ai même pas vu aujourd’hui ! Alors maintenant vous descendez de là-haut et vous y allez !
Puis il quitta rapidement les lieux d’une démarche décidée, bien heureux d’avoir donner sa façon de penser à ces jeunes insolents ! Les deux jeunes gens se sourire plus amusés que vexés, avant de rire franchement ce qui finit de les détendre.
_ Alors allons-y ! S’exclama Garon sans perdre son chaleureux sourire. Avant que "maître" Yunamo ne nous fasse une poussé d’urticaire.
_ Ce ne serait pas beau à voir ! Répondit son compagnon en lui offrant une tape dans le dos.
Ils quittèrent alors leur poste d’observation pour se trouver d’une démarche traînante vers l’intérieur du palais qui les conduirait par un chemin intérieur vers l’une des places d’entraînement où poussière et sueur étaient au rendez-vous.